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L'histoire du baptême catholique

L'histoire du baptême catholique


Les origines du baptême

Les premiers baptêmes ont été célébrés par la communauté hindouiste, sur les berges sacrées du Gange. Par la suite, cette coutume semble avoir été reprise par les Parsis, les Égyptiens, les Romains, ainsi que les Esséniens.


Historique du baptême catholique

Les premiers baptêmes catholiques
En ce qui concerne les catholiques, ils ne baptisaient pas encore les nouveau-nés au IVe siècle. En effet, à cette époque, seuls les adultes recevaient le sacrement du baptême afin d’effacer tous leurs péchés, au moment de Pâques. Ne pouvant alors être pardonné qu'une seule fois, les croyants patientaient longuement afin de se faire baptiser, comme ce fut le cas pour l'empereur Constantin.

S’agissant de la cérémonie en elle-même, elle reprend le rituel que l’on connaît aujourd’hui, qui est celui de l’immersion dans l’eau du catholique. Ce geste symbolique représentait l’absolution des péchés et la naissance d’un nouvel Enfant de Dieu.

Le baptême catholique au Moyen âge
C’est au Moyen ge que le baptême des nourrissons est devenue une coutume. La société étant chrétienne, le baptême n'est alors plus une démarche personnelle et est célébré en latin toute l’année. Accompagné d’une sage-femme, du parrain, de la marraine et du père, l’enfant reçoit l’eau bénite en signe de purification et trois exorcismes, si possible le jour-même de sa naissance voire le lendemain.

Ceci s’explique par le risque de mortalité infantile alors très élevé, rendant nécessaire le baptême du nouveau-né au plus vite, afin que son âme soit libérée du démon. Dans le cas d'un décès avant le baptême, la famille se faisait refuser l'inhumation de son enfant au cimetière paroissial.

Le baptême depuis le concile Vatican II
Si au Moyen ge le baptême était célébré afin de purifier l’âme du catholique, il est aujourd’hui signe d’accueil du nouvel Enfant de Dieu au sein de l'Église. La cérémonie débute donc par le tracé du signe de la croix sur le front du futur baptisé. Par la suite, l’enfant est autorisé à pénétrer dans l'église, et par ce biais dans la communauté chrétienne.

Différents rites vont alors se succéder, notamment autour de la cuve baptismale. Enfin, parrain et marraine prennent solennellement leur nouvelle fonction : ils sont témoins du sacrement, et promettent d’élever leur filleul(e) dans la foi. Par ailleurs, la tradition veut également qu’en cas de décès, le nourrisson puisse avoir une vie chrétienne.


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